Ancienne en vedette : Doreen Botterill

Par Zach Peters

Même s’il y a près de 50 ans que Doreen Botterill a reçu sa veste arborant une image de bison, elle se souvient encore à quel point elle s’est sentie honorée ce jour‑là en 1967.

Âgée de 20 ans à l’époque, Doreen avait déjà remporté plusieurs titres comme patineuse de vitesse. En 1961, elle avait été nommée l’athlète junior par excellence du Manitoba. Elle avait représenté le Canada aux Jeux olympiques d’hiver de 1964 à Innsbruck, en Autriche. Et elle avait été nommée athlète de l’année du Manitoba en 1965. Mais rien de tout cela n’a amoindri l’honneur d’enfiler pour la première fois sa veste de compétitrice du Manitoba avant les Jeux d’hiver inauguraux du Canada.

« Sterling Lyon ma remis ma veste des Jeux du Canada, dit Doreen. Comme j’avais passé toute ma jeunesse à Winnipeg, j’étais – et je suis encore – fière d’être manitobaine, et j’étais fière de mettre cette veste et de représenter ma province aux jeux. »

Et elle a bien représenté sa province. Cet hiver là, au Québec, Doreen a remporté les quatre compétitions de patinage de vitesse féminin.

Doreen dit qu’elle aimait la formule adoptée pour les Jeux du Canada, car même si elle participait à titre individuel, ce qui comptait au final était le nombre total de points de l’équipe.

« L’important, c’est de faire de son mieux, et pas seulement pour soi‑même, mais pour sa province, explique‑t‑elle. Donc oui, j’étais certainement fière d’obtenir le maximum de points possible. »

Pour Doreen, aussi bien les Jeux de 1967 que les Jeux du Canada dans leur ensemble ne sont pas uniquement une affaire d’équipe, mais aussi une affaire de famille. La sœur de Doreen et son père étaient tous deux à ses côtés lors des Jeux de 1967, sa sœur, comme athlète, et son père, comme entraîneur. Sa fille Jennifer a elle aussi représenté le Manitoba en ringuette lors des Jeux d’hiver du Canada de 1995 à Grande Prairie, en Alberta. Doreen se rappelle d’y être allée et dit avoir ressentie une joie immense à voir sa fille participer comme athlète.

« Être soi‑même une athlète canadienne est certainement un honneur, mais quand vous voyez vos propres enfants représenter votre province – et votre pays, alors là la fierté et l’honneur sont d’un tout autre ordre. »

Doreen dit ne pas savoir ce qui est advenu de sa veste à l’image de bison dont elle avait été si fière, mais elle a toujours le programme de patin de vitesse de ces jeux inauguraux du Canada, et aussi quelques photos de journal que sa mère avait attachées avec un trombone pour elle. Elle dit qu’il est important d’avoir quelques petits souvenirs comme ceux‑là, même s’il est impossible de tout garder.

« Oui, voici une photo de moi, de Sterling Lyon et de ma veste. Quel honneur. »