Patrice Cormier : De l’équipe du Nouveau-Brunswick à capitaine du Moose du Manitoba

L’attaquant du Moose du Manitoba, Patrice Cormier, n’hésite pas à raconter comment son expérience de joueur de hockey au sein de l’équipe du Nouveau-Brunswick lors des Jeux d’hiver du Canada de 2007 au Yukon l’a aidé à orienter sa carrière.

Pour ce qui est des compétences en leadership qu’utilise l’homme de 26 ans chaque jour, « c’est certain que cette expérience a aidé », affirme Cormier.

Âgé de 26 ans, Cormier est capitaine du Moose du Manitoba. C’est un rôle où il exerce son leadership de diverses façons — sur la glace, ainsi que pour donner l’exemple aux joueurs plus jeunes et assurer une présence positive dans le vestiaire.

C’est une pratique qui cultive depuis un certain temps déjà. Il a aussi été capitaine de l’équipe du Nouveau-Brunswick au Jeux du Canada en 2007.

« À cette époque, je jouais alors à Rimouski », raconte Cormier, en expliquant que comme jeune joueur de l’Océanic de Rimouski dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, son temps de glace était bien moindre que pour les joueurs plus âgés et plus expérimentés.

Toutefois, cela lui a permis d’acquérir des habiletés qui allaient lui être utiles; alors, lorsqu’il est arrivé aux Jeux du Canada dirigeant l’équipe du Nouveau-Brunswick à titre de capitaine, c’était sa chance de se faire valoir.

 « Je m’en suis servi pour m’aider à gagner les parties », précise-t-il. « Nous voulions rendre tout le monde fier. »

Cette occasion de représenter sa province d’origine a été importante pour Cormier, qui a compté sept buts en six parties au cours de ces Jeux.

Quoique, c’était plus que simplement remporter la victoire.

« Il était important pour moi de me rendre là et de donner l’exemple, surtout pour les plus jeunes, tant sur la glace qu’à l’extérieur de celle-ci, non seulement comme joueur de hockey, mais en sachant que je représentais ma province. »

« Nous y sommes allés en tant qu’équipe de hockey, mais nous y étions aussi en tant que l’équipe du Nouveau-Brunswick. C’était vraiment génial. », précise-t-il.

« C’est une province tout entière et c’est un contingent tout entier. Tout le monde porte le même habillement, il n’y a personne de différent, peu importe le sport en compétition —  hockey, patinage de vitesse, ringuette — ce n’était qu’un groupe de l’ensemble du Nouveau-Brunswick. Ça a été quelque chose de vraiment très spécial, et j’en garde encore un très bon souvenir. », déclare-t-il.

Cormier aimait aussi la possibilité qu’offraient les Jeux du Canada de tisser des liens avec des athlètes passionnés des quatre coins du pays.

« Nous avons eu du plaisir à rencontrer des joueurs ou des athlètes des autres provinces, affirme-t-il. Chaque province avait leurs propres vêtements, nous étions habillés de noir et de mauve foncé. Chaque province et chaque athlète est si enthousiaste et fier de représenter les siens. »

Par contre, cela ne signifiait pas qu’il n’y avait pas de rivalité — surtout contre Québec, la province voisine.

« Évidemment, vous voulez battre les autres provinces, et vous voulez prouver que le Nouveau-Brunswick peut encore livrer bataille contre de populeuses provinces comme le Québec et l’Ontario », précise-t-il, en faisant remarquer avec un sourire que le Nouveau-Brunswick avait gagné contre le Québec dans ce tournoi.

« Nous étions vraiment déchaînés pour cette raison, car manifestement le bassin de joueurs là-bas est beaucoup plus grand que dans la petite province du Nouveau-Brunswick. »

« C’était juste une bonne rivalité, précise-t-il. Nous avons joué contre des équipes, et sur la glace tu veux gagner, mais après avoir joué nous sommes sortis avec eux. »

Dans l’ensemble, ajoute-t-il, « c’était une expérience formidable ».

Le site des Jeux du Canada cette année-là, à Whitehorse, dans le territoire du Yukon, a aussi rendu cette expérience spéciale.

Oui, Whitehorse en hiver, c’était froid, affirme Cormier. Mais, ajoute-t-il, c’était beaucoup plus que cela.

« Whitehorse était un endroit où la plupart d’entre nous n’étaient jamais allés, raconte Cormier. Toutes les prestations des cérémonies d’ouverture étaient des danses spéciales et des cérémonies de la culture locale. »

« En résumé, ça a été une expérience formidable. »

« Oui, nous voulions gagner. Oui nous voulions rendre tout le monde fier. Mais pour être francs, nous avons eu beaucoup de plaisirs. »

En 2010, Cormier a rejoint ce que l’on appelait alors les Trashers d’Atlanta comme recrue. Il a joué 52 matchs dans la LNH avec les Jets de Winnipeg et les Trashers d’Atlanta. Il a été nommé capitaine du Moose du Manitoba en octobre 2016, après avoir été capitaine adjoint au cours de la saison 2015-2016.