Vitesse brute sur la rivière Rouge de Winnipeg

Par Estefania Wujkiw

Saviez-vous que les athlètes qui pagaient aux épreuves de vitesse de canoë-kayak peuvent atteindre des cadences de 180 coups par minute? C’est trois coups à la seconde! De plus, ces athlètes pagaient dans des embarcations extrêmement étroites et s’y tenir en équilibre requiert force et adresse.

Les concurrents et concurrentes en canoë et en kayak ont le même objectif : se rendre directement et le plus rapidement possible jusqu’à la ligne d’arrivée. Nous avons parlé à Joannie Verret, coordonnatrice des communications à Canoë Kayak Canada, pour nous aider à comprendre ce qui incite les athlètes à choisir une embarcation plutôt qu’une autre.

« Ce ne sont pas les mêmes muscles qui sont sollicités et la position des athlètes dans l’embarcation est différente, affirme Joannie. Dans un kayak, les athlètes utilisent le haut du corps pour ramer et les jambes pour pousser le gouvernail. Dans un canoë, ils sont à genoux et c’est plus un mouvement avec tout le corps. »

Les kayakistes s’assoient dans le bateau et pagaient des deux côtés. À leurs pieds, il y a un gouvernail, une petite lame sous le kayak à l’arrière de l’embarcation. Le pagayeur ou la pagayeuse à l’avant déplace le bâton du gouvernail avec ses pieds pour diriger le kayak.

Photo : Ian McCausland

Les canoéistes sont à genoux dans l’embarcation, avec un genou fléchi et l’autre, au fond du canoë. Le défi est de ramer que d’un seul côté, appelé la technique du coup de pagaie en « J », pendant que son coéquipier ou sa coéquipière pagaie de l’autre côté. L’embarcation est plus large et un petit peu plus lourde compte tenu de sa construction. Les canoës n’ont pas de gouvernail et sont dirigés entièrement par pagaie.

Photo : Ian McCausland

Les courses sont organisées sur des distances de 200, 500, 1 000 et 5 000 mètres. Les épreuves des canoéistes sont désignées C1, C2 et C4, et celles des kayakistes, K1, K2 et K4. Les chiffres indiquent le nombre d’athlètes par embarcation.

Au début de l’année, le 200 mètres CI féminin et le 500 mètres C2 féminin ont été officiellement approuvées comme une discipline olympique. Nos canoéistes féminines peuvent maintenant aspirer non seulement à concourir à l’échelle nationale et internationale, mais aussi sur la scène olympique!

« Le canoë féminin n’a jamais été une discipline aux Jeux olympiques; ce sera la première fois en 2020, précise Joannie. Pour la première fois de leur vie, elles auront une chance d’y participer. »