Ancienne en Vedette: Laurence Vincent-Lapointe

lundi, 20th November 2017

Pour célébrer le 50e anniversaire des Jeux du Canada, nous sommes allés à la rencontre d’anciens des Jeux pour parler avec eux de leur expérience.

Comment avez-vous découvert le canoë-kayak?

Mes amis en faisaient plutôt que de participer au camp de jour. Alors, j’ai décidé de l'essayer parce que mes parents ne voulaient pas que je passe mes journées à la maison. J'ai débuté 

quand j'avais 12 ou 13 ans et j’étais vraiment malhabile. Je tombais souvent mais j’ai persévéré car je voulais vraiment pouvoir demeurer dans l’embarcation et pagayer.

Quelle a été votre expérience des Jeux du Canada en 2009?

C’était assez impressionnant parce que j'avais 17 ans et c’était ma première grande compétition qui demandait toute une préparation au préalable. J'étais comme <OMG>, c’est si intense. Nous n’étions pas dans le grand village, mais nous avions quand même un beau campus; c’était assez cool. 

Quelle est la partie préférée de votre participation aux Jeux du Canada?

La compétition! Habituellement, je participe à des compétitions où l’on retrouve uniquement du canoë-kayak. Là il y avait un peu de tout, tant de sports et tant d’équipes. J'ai aussi apprécié le fait d'être entourée par tellement d'athlètes dans un si grand évènement.

Quel est votre aspect préféré de la compétition?

Certainement pas la période juste avant la course! Avant la course, je me sens vraiment mal. J’ai les nerfs à l’estomac. Quand j’ai fini une course, je suis vraiment soulagée. Je dirais que c’est la course elle-même et franchir la ligne d'arrivée quand vous savez que vous avez tout donné et vous êtes fières de ce que vous accompli.

Suite à l'article de la CBC, parlez-nous du rôle que vous avez joué dans l’inclusion du canoë féminin aux Jeux 2020:

Mon rôle démontre que c’est possible. Quand j'ai commencé, les gens avait tendance à dire n’y pensez pas les filles; les femmes ne peuvent pas être fortes en canoë. Mon travail consistait à prouver que les femmes peuvent non seulement être fortes, mais elles peuvent pagayer avec aplomb. J'ai entendu que parfois l’équipe masculine de certains pays va revoir des vidéos de mes courses pour étudier ma technique d’aviron – cela démontre en soit que les femmes peuvent avironner.Mon travail consiste à pousser les autres. La concurrence s’améliore d’année en année. Des femmes me disent "oh mon dieu, tu es mon idole." Elles me disent que je les ai poussées à le faire, qu'elles ont commencé à cause de moi. Je veux donner l'exemple qu'il [le canoë] mérite  d'être un sport féminin aux Jeux Olympiques.

Où vous voyez-vous dans 5 ans?

Je me vois aux Jeux Olympiques c’est certain - sur le podium. Mais je me vois aussi comme médecin en formation. J’aimerais vraiment ça. Ce ne sont pas mes seuls objectifs, mais c’est la façon que j’entrevois ma vie… Laurence Vincent-Lapointe, médaillée d'or et médecin en formation.

Quelles compétences croyez-vous avoir obtenues du canoë que vous pouvez utiliser dans votre vie hors de l’eau?

Je dirais la détermination et l’encadrement qu'il faut pour réussir. J'ai toujours entrepris des études à temps plein, ainsi qu’un entrainement très rigoureux pour en arriver là où j’en suis maintenant.

Quels conseils donneriez-vous aux athlètes qui participeront en 2017?

Afin de vous rendre aux Jeux, ne lâchez pas, n’abandonnez jamais et entrainez vous de façon soutenue de sorte que vous puissiez y participer. Une fois rendue, ne pensez pas trop et donnez le meilleur de vous. Vous avez beaucoup fait pour y arriver et il n'y a rien de plus que de faire comme d’habitude et de votre mieux. Ne vous remettez pas en question, faites-le tout simplement.

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