Guy Rousseau

Directeur général de la première édition des Jeux d’hiver du Canada tenus à Québec en 1967, Guy Rousseau a largement contribué à l’essor du mouvement des Jeux du Canada à titre de pionnier et de visionnaire.
 
L’organisation des Jeux de 1967 représentait un défi de taille, étant donné qu’il n’y avait ni précédent ni norme à respecter. Nommé directeur général des premiers Jeux, Guy disposait de trois ans pour mettre tous les morceaux en place. Avec l’aide d’un personnel permanent de six membres et d’un comité d’organisation réduit, Guy se devait de créer quelque chose de spécial.
 
Lui-même athlète d’élite professionnel, gagnant du trophée Calder avec les Barons de Cleveland et crédité de quatre matchs avec les Canadiens de Montréal, où il a participé au 400e but de Maurice « Rocket » Richard, il incarnait les valeurs de la compétition sportive.
 
Guy a eu des entretiens avec tous les premiers ministres provinciaux et chefs territoriaux pour les convaincre de participer au mouvement des Jeux du Canada. Sans l’entière participation des provinces et des territoires – et celle de Guy, naturellement - les Jeux du Canada n’auraient pas vu le jour.
 
Les premiers Jeux d’hiver du Canada ont aussi contribué à démocratiser le sport amateur au Canada : ils ont permis de découvrir de nouveaux talents et d’élargir l’assise des athlètes amateurs canadiens et inspiré un mouvement semblable dans chaque province et territoire.
 
Son travail inlassable a aussi laissé un héritage durable dans la région de Québec, notamment la construction du chalet du centre de ski du Mont-Ste-Anne, le saut à skis à St-Ferréol-les-Neiges et le premier anneau de patinage de vitesse à Québec.
 
Mais Guy ne s’est pas contenté d’organiser et de diriger; il y a vraiment mis du sien. Il est allé jusqu’à vendre des beignes à un carrefour à Yellowknife à moins 50 degrés, les revenus ainsi recueillis étant nécessaires pour aider les athlètes des Territoires du Nord-Ouest à participer aux Jeux. Ce n’est pas tout. Après une chute de neige record qui compromettait la tenue des épreuves du lendemain, il a dû aller convaincre des douzaines, voire des centaines de citoyens de Ste-Anne-de-Beaupré de se rendre au Mont Ste-Anne avec leurs skis et pelles pour damer la piste.
 
Guy Rousseau peut être fier que le Conseil des Jeux du Canada poursuive son oeuvre et que des milliers d’athlètes continuent de participer aux compétitions au niveau national. Son intronisation au Hall d’honneur des Jeux du Canada est tout à fait pertinente car son legs aidera à créer ce qui est devenu la plus grande manifestation multisports du Canada.
 
Guy Rousseau can be proud in the fact that his work continues to be carried on by the Canada Games Council to this day and that thousands of athletes continue to participate in national level competitions. His induction into the Canada Games Hall of Honour is only fitting as his legacy will be helping create what became Canada’s largest multi-sport event.