Le biathlon, un remède contre le stress pour Grandbois

lundi, 18th February 2019

Chris Welner
HipCheck Media

Leo Grandbois avait 8 ans quand sa mère l’a initié au tir à la cible à Sherbrooke, il y a 11 ans. Dimanche, c’est un biathlète de 19 ans en liesse mais grelottant qui a décroché la première médaille d’or en biathlon aux Jeux d’hiver du Canada 2019.

« Ma mère est allemande et le biathlon est un incontournable dans son pays d’origine. J’ai commencé à pratiquer ce sport grâce à une annonce qu’elle a vue dans le journal. À l’époque, j’avais un faible pour le tir, mais maintenant, j’aime aussi le ski. » 

Pour exceller en biathlon, il faut avoir la forme physique du fondeur et la précision du tireur. Par un dimanche glacial et venteux au River Bend Golf and Recreation Area, Grandbois a raté 3 des 10 cibles, mais sa vitesse lui a permis de devancer l’Albertain Reid Lovstrom par 22 secondes au sprint de 7,5 km. Andrei Secu de la Colombie-Britannique a remporté le bronze.

« Plus jeune, j’étais toujours stressé avant les grandes courses, mais plus maintenant, confie Grandbois, dont la petite sœur Pauline Gerd Grandbois a terminé dixième au sprint féminin. Le biathlon m’a appris à gérer le stress : j’y arrive maintenant sans problème. » 

Les Jeux du Canada peuvent être le couronnement de la carrière de certains athlètes, mais le champion canadien junior 2017 espère que son expérience à Red Deer le propulsera sur le circuit de la Coupe du monde.

L’entraîneur de biathlon québécois Jean-Philippe Le Guellec a de grandes aspirations pour son protégé. « C’est le numéro un junior, mais la compétition est forte. Les Jeux du Canada sont une excellente occasion pour lui de s’illustrer. »