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HISTORIQUE DU SPORT

Après avoir figuré quatre fois au programme des Jeux olympiques et gagné en popularité grâce à des événements comme les X-Games, le surf des neiges n’est plus considéré comme un « petit nouveau ». Toutefois, il a toujours la réputation d’être le plus dynamique, le plus progressif et le plus influent de tous les sports d’hiver.

Il est donc difficile de savoir qui a construit la première planche à neige. Depuis qu’ils jouent dans la neige, les enfants tentent de dévaler la pente la plus proche en se tenant debout sur leur luge. On sait toutefois que la première planche à neige a été lancée sur le marché en 1965.

Créé par Sherman Poppen de Muskegon, au Michigan, le « Snurfer » n’était en fait que deux skis retenus ensemble que le surfeur « stabilisait » en tenant une corde fixée à l’avant. Plus d’un demi-million de ces « jouets » ont été vendus dans les années 1960 et le Snurfer a révolutionné les sports d’hiver.

Quatre autres personnes sont associées à l’origine du surf des neiges que l’on appelle aussi planche à neige. Le premier est Dimitrije Milovich qui s’est inspiré des planches de surf et du fonctionnement des skis pour créer sa version de la planche à neige. L’idée lui est venue après avoir descendu quelques pentes, debout sur un plateau de cafétéria lorsqu’il était étudiant, et il a commencé à produire des planches en 1969. En 1972, il a lancé la planche « Winterstick » qui a contribué au succès de ce sport, notamment à la suite de reportages publiés dans Newsweek, Playboy et Powder. On pourrait débattre encore longuement pour savoir qui lui a succédé dans le développement du surf des neiges. En 1977, Jake Burton Carpenter et Tom Sims, avec l’aide de Chuck Barfoot, travaillaient à la conception de modèles de planches qui deviendraient éventuellement celles qui sont en usage aujourd’hui. On a ensuite amélioré les systèmes de fixations, puis la production de l’équipement s’est accélérée et le sport a gagné en popularité. 

Au milieu des années 1980, le surf des neiges a fait de nombreux adeptes. Comme il attirait surtout de jeunes adolescents, le sport a été qualifié de rebelle et la plupart des centres de ski en Amérique du Nord lui fermaient leurs portes. Mais en raison de sa popularité croissante, ils n’ont pu finalement faire autrement qu’accueillir les surfeurs sur leurs pentes.

Le surf des neiges a parcouru beaucoup de chemin depuis. Des compétitions ont lieu depuis l’époque du Snurfer, mais ce n’est qu’au début des années 1990 que la communauté internationale de surfeurs s’est dotée d’une organisation avec la création de l’International Snowboard Federation (ISF), dont le siège est situé à Vancouver, en Colombie-Britannique. Puis la Fédération canadienne de snowboard (FSNC) a été établie en 1991. La FSNC, maintenant connue sous l’appellation Canada Snowboard, continue de développer et d’améliorer ce sport en fonction des besoins changeants des athlètes canadiens qui participent aux compétitions sur les scènes locale et internationale.

En 1994, la Fédération internationale de ski (FIS) intégra à son organisation la discipline du surf des neiges. La première Coupe du monde FIS de surf des neiges eut lieu au cours de la saison 1994-1995 et le premier Championnat du monde FIS de surf des neiges eut lieu à Lienz, en Autriche, en 1996. La décision de la FIS de mettre en place un circuit de compétition pour le surf des neiges a divisé les adeptes de la planche. L’International Snowboard Federation (ISF) avait déjà proposé à la FIS d’unir leurs efforts, mais la FIS n’avait rien voulu entendre, croyant que le surf des neiges n’était qu’un engouement passager. Certains surfeurs ont tenu tête à la FIS, jusqu’à ce que leur participation éventuelle aux Jeux olympiques soit mise en jeu – le Comité international olympique avait reconnu la FIS, et non l’ISF, comme étant l’organisme de régie officiel de ce sport, et le surf des neiges a fait son entrée sur la scène olympique en 1998, aux Jeux de Nagano au Japon.

Les athlètes ont baissé les bras afin de pouvoir participer aux Jeux olympiques, sauf un. Le Norvégien Terje Haakenson, qui avait la réputation d’être le meilleur surfeur au monde, refusa de participer à toute compétition de la FIS et rejeta une participation assurée, et une médaille d’or plus que probable, aux Jeux olympiques d’hiver de 1998. Haakenson fondera un circuit indépendant de surf acrobatique, le Ticket to Ride Tour (TTR), gouverné par des planchistes plutôt que des skieurs. Aujourd’hui connu sous le nom de World Snowboard Tour, il est devenu le circuit mondial de référence pour le surf acrobatique de compétition. 

Lorsque le surf des neiges fit son apparition sur la scène olympique en 1998, les surfeurs devaient démontrer leur habileté dans deux épreuves, le slalom géant et la demi-lune. La toute première médaille d’or fut remportée par le Canadien Ross Rebagliati, au slalom géant. La Française Karine Ruby mérita deux médailles d’or chez les femmes. La victoire de Rebagliati suscita une telle émotion et une telle controverse qu’on cessa de parler du surf des neiges comme d’un phénomène étrange auquel il fallait mettre fin; c’était dorénavant un sport dont tous avaient entendu parler, pour le meilleur et pour le pire. À l’épreuve de demi-lune des Jeux de Nagano — la plus réussie jusqu’à ce moment —, les plus grands honneurs furent décernés au Suisse Gian Simmen et à l’Allemand Nicola Thost. Avec une 5e place, la Britanno-colombienne Maëlle Ricker, surpassa toutes les Canadiennes.

Aux Jeux d’hiver de Salt Lake City en 2002, le slalom géant fut remplacé par le slalom géant parallèle (SGP) à titre d’épreuve de surf des neiges alpin, et les athlètes exécutaient leurs prouesses dans une piste de demi-lune beaucoup plus grande. Ce n’est qu’un exemple de l’évolution constante de ce sport qui assure sa grande popularité auprès des adeptes et des spectateurs. Chaque jour, quelque 16 500 personnes assistaient aux compétitions à Park City (Utah). Les billets pour l’épreuve de demi-lune masculine ont été les premiers à s’envoler. Et les partisans américains n’ont pas regretté leur achat — les États-Unis ont balayé toutes les épreuves masculines et les Américaines y ont récolté une médaille d’or. Ross Powers, Danny Kass, J.J. Thomas et Kelly Clark sont devenus des célébrités. Powers a ajouté une médaille d’or à celle de bronze qu’il avait gagnée à Nagano quatre ans auparavant. En slalom géant parallèle, Philipp Schoch a gravi la plus haute marche du podium chez les hommes et la Française Isabelle Blanc a triomphé de sa coéquipière Karine Ruby, favorite pour une deuxième médaille d’or, qui dut se contenter d’une médaille d’argent.

En janvier 2005, le Championnat du monde de surf des neiges de la FIS eut lieu pour la première fois sur un continent autre que l’Europe. Whistler, en Colombie-Britannique, en fut l’hôte et les surfeurs s’affrontèrent dans cinq disciplines — le snowboard cross (SBX), le slalom géant parallèle (SGP), le slalom parallèle (SP), le Big Air (BA) et la demi-lune (DL). Le Canada y remporta plusieurs médailles. La performance la plus mémorable est sans doute celle du Québécois Jasey-Jay Anderson, qui s’est classé premier en slalom géant parallèle et en slalom parallèle — une première dans l’histoire du Championnat du monde de surf des neiges.

Un an plus tard, le Comité international olympique (CIO) inscrivit une troisième discipline au programme olympique. Le snowboard cross fit ses débuts aux Jeux de 2006 à Turin, en Italie. Sans conteste l’épreuve de planche qui passionne le plus le public, le SBX a été l’une des compétitions les plus marquantes aux Jeux de 2006. Tant chez les hommes que chez les femmes, le Canada était le favori pour la médaille l’or dans les courses; mais le caractère imprévisible de cette course s’est confirmé quand, à l’issue d’une dernière descente pleine de rebondissements, la seule médaille canadienne fut la médaille de bronze remportée par Dominique Maltais du Québec. La chance a souri à la Suissesse Tanja Frieden qui a remporté l’or en devant l’Américaine Lindsey Jacobellis, laquelle a fait une chute en exécutant seule son avant-dernier saut alors qu’elle était en tête. Du côté des hommes, l’Américain Seth Wescott a décroché la médaille d’or pour son équipe qui en avait déjà remporté six — l’or et l’argent dans l’épreuve de demi-lune masculine (Shaun White, Danny Kass) et féminine (Hannah Teter, Gretchen Bleiler), le bronze au slalom géant parallèle chez les femmes (Rosey Fletcher) et l’argent de Jacobellis.

L’an dernier, alors que Vancouver présentait les jeux Olympiques, les athlètes canadiens se sont démarqués en remportant 2 médailles d’or et une d’argent. Ainsi, après plus de 14 ans de compétition sur la scène internationale, 26 victoires, 59 podiums et 4 titres de champions en Coupe du monde, Jasey Jay Anderson a atteint le but ultime en remportant l’or en parallèle géant. De son côté, Maëlle Ricker a également décroché l’or en Snowboard Cross alors que Mike Robinson décrochait l’argent en snowboard cross masculin. En demi-lune, les Américains ont fait bonne figure, autant les hommes que les femmes, alors Shaun White et Scott Lago remportaient respectivement l’or et le bronze. L’Australienne Tarah Bright a remporté l’or, Hannah Teter et Kelley Clark ont récolté l’argent et le bronze.   

Une nouvelle discipline de surf des neiges fait ses débuts olympiques à Sotchi 2014 : le slopestyle. Disputé sur un parcours parsemé de sauts et de rampes, généralement trois ou quatre de chacun, le slopestyle est vite devenu l’une des disciplines les plus courues des Jeux. Héritier de la planche à roulettes, le slopestyle gagne d’abord en popularité chez les planchistes à l’œuvre dans les snowparks de plus en plus présents dans les stations de ski à travers le monde. Un circuit d’épreuves professionnelles de slopestyle se développe en amont des Jeux de Sotchi, où les organisateurs aménagent des sauts d’une hauteur jamais vue. Le Canadien Mark Mcmorris devient une vedette lorsqu’il remporte le bronze quelques semaines après avoir fracturé une côte aux X-Games. Ses coéquipiers Sebastien Toutant, Charles Reid et Maxence Parrot ratent le podium de justesse lors d’une finale minée par la controverse entourant le travail des juges. Chez les femmes, la Canadienne Spencer O’Brien pouvait prétendre à une médaille, mais ne s’est pas qualifiée pour la finale.   

La Canadienne Dominique Maltais a aussi décroché une médaille, sa deuxième aux Jeux olympiques — l’argent en snowboard cross.

Pour en savoir plus sur le processus de qualification pour les Jeux du Canada dans ce sport, communiquez avec votre fédération provinciale. Suivez le lien ci-dessous pour plus d’information.

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