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L’EFFET MIROIR : HUIT PAIRES DE JUMEAUX AUX JEUX DU CANADA

L’EFFET MIROIR : HUIT PAIRES DE JUMEAUX AUX JEUX DU CANADA

lundi, 25th February 2019

Chris Welner
HipCheck Media

Si vous avez l’impression de voir double aux Jeux d’hiver du Canada, vous n’avez pas la berlue! Il y a huit paires de jumeaux aux Jeux d’hiver du Canada 2019.

Vous pourrez voir ces athlètes à l’œuvre dans toute la ville de Red Deer, aux épreuves de ringuette, de gymnastique, de basketball en fauteuil roulant, de patinage de vitesse courte piste ou de badminton. 

Il y a deux paires de jumeaux identiques dans l’équipe de gymnastique masculine du Nouveau-Brunswick et l’équipe de basketball en fauteuil roulant de la Nouvelle-Écosse (la sœur aînée d’un couple de jumeaux fait aussi partie de cette dernière). 

L’équipe de la Saskatchewan aligne des jumelles en ringuette, de même que des jumeaux en badminton et en basketball en fauteuil roulant. 

Bryson et Tanner Bolianatz (18 ans) font partie de l’équipe de basketball en fauteuil roulant de la Saskatchewan. 

« Le basketball en fauteuil roulant est le premier sport que nous avons pu pratiquer ensemble, explique Bryson, atteint de paralysie cérébrale. Nous avons commencé à jouer ensemble en première année : un frère atteint de paralysie cérébrale et l’autre sans handicap qui s’amusent sur le court. Et maintenant, nous vivons une expérience mémorable aux Jeux du Canada. »

Les frangins pratiquent aussi le hockey sur luge et sont guitaristes dans un groupe de rock. 

Du côté de la Nouvelle-Écosse, Kayla et Julie Mackinnon, 15 ans, de Cole Harbour et Justin et Jordan Stephens, 20 ans, de Newport jouent tous au basketball en fauteuil roulant. L’aînée des deux frères, Vanessa Stephens, fait aussi partie de l’équipe. Kayla, Justin et Jordan ont tous la paralysie cérébrale.

« C’est formidable de participer aux Jeux du Canada en famille, se réjouit Justin. C’est toute une expérience de jouer avec mon frère jumeau et ma sœur à ce niveau d’élite, sans oublier l’autre paire de jumeaux qui fait aussi partie de l’alignement. »

Ainsley et Samantha Spencer, 17 ans, patineuses sur courte piste britanno-colombiennes et joueuses de tours invétérées, essaient souvent de faire porter le blâme à l’autre lorsqu’elles font l’objet de critiques à l’entraînement. Sur la piste, il y a un mélange de complicité et de rivalité. « En général, nous réalisons à peu près les mêmes temps, donc nous sommes toujours en compétition », précise Ainsley.

Les frères Chaitanya et Prasanna Sohani, 21 ans, de Saskatoon, disent qu’ils ont du plaisir à jouer au badminton ensemble et que chacun pousse l’autre à se dépasser. 

« On joue en double ensemble depuis cinq ans, et comme on est jumeaux, on n’a vraiment pas besoin de se dire quoi faire, explique Prasana. Je ne fais qu’y penser et il le sait déjà. »

Les joueuses de ringuette saskatchewanaises Keala et Maya Fleury, 16 ans, affirment qu’il y a un avantage inné à être des jumelles identiques. « Nous savons exactement ce que fera l’autre sur la glace », affirme Keala. Sa jumelle s’empresse d’ajouter : « Nous avons une connexion qui ne se compare à aucune autre. Nous faisons tout ensemble. C’est comme avoir sa meilleure amie à ses côtés en tout temps. »

Mais c’est l’équipe de gymnastique masculine du Nouveau-Brunswick qui remporte la palme avec deux paires de jumeaux identiques de St. John. Benjamin et Patrick Talbot (15 ans) et Antoine et Thomas Gautreau (17 ans) se sont joints au même club de gymnastique à quelques mois d’intervalle, il y a sept ans, et gravissent les échelons depuis. 

« Au lieu d’être la seule paire de jumeaux qui sort du lot, nous avons un point en commun qui nous unit dans notre différence », affirme Patrick.

Antoine Gautreau ajoute que de faire équipe avec son frère et une autre paire de jumeaux qui sont de bons amis est une expérience unique. « Nous sommes des gens comme les autres, mais nous sommes très proches. » Il pense que ceux qui n’ont pas de jumeau identique manquent quelque chose!

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