Une famille de Colombie-Britannique unie par le courte piste

mardi, 19th February 2019

Chris Welner
HipCheck Media

On pourrait dire des Green qu’ils forment la famille royale du patinage de vitesse sur courte piste en Colombie-Britannique. 

En 1988, lors des Jeux olympiques de Calgary, Eden, la mère, remportait l’argent et le bronze, tandis que son mari Julian défendait les couleurs de la Grande-Bretagne. Trente-et-un ans plus tard, à l’occasion du jour de la Famille, leurs filles Jane et Annabelle ont retenu l’attention sur la piste des Jeux d’hiver du Canada, à Red Deer.

 « Une famille qui s’amuse est une famille unie. C’est notre devise et nous sommes présents à chaque entraînement et chaque course de nos enfants, explique Julian. Ça renforce nos liens. Nous parlons stratégie et équipement, nous regardons des compétitions à la télé. Nous discutons de la discipline nécessaire pour atteindre l’élite, et de la façon dont cette discipline peut s’appliquer au travail ou à l’université. Nous ne voyons que les bons côtés du sport. » 

Âgées respectivement de 18 et 16 ans, Jane et Annabelle prendront part à cinq épreuves, allant du 500 au 3 000 mètres. Les participants au relais n’ont toujours pas été annoncés. 

« Nous sommes choyés d’être ici pour encourager nos deux filles. Bien des parents croisent les doigts pour qu’un seul de leurs enfants se qualifie pour les Jeux du Canada, remarque Eden en direct du Centre Gary W. Harris. Quelle chance d’avoir pu transmettre à nos enfants notre amour de ce sport qui a été au cœur de nos vies. Maintenant, c’est une passion qui nous unit. »

Après leurs prestigieuses carrières d’athlètes, Eden et Julian sont devenus des entraîneurs réputés. Vivant à Mission, ils accompagnent les patineurs de plusieurs clubs de Colombie-Britannique, dont leurs filles et leur fils Samuel. Récemment triple médaillé d’or national dans son groupe d’âge, celui-ci était trop jeune pour être du rendez-vous de Red Deer. C’est aussi pourquoi Eden n’avait pu participer aux Jeux du Canada en 1983. 

Jane et Annabelle, qui ont foulé la glace dès deux ans et participent à des compétitions depuis l’âge de 11 ans, adorent faire partie d’une famille de patineurs. « Au départ, je n’aimais pas ça, se rappelle Anabelle. Je pleurais, je boudais, mais je me suis laissé gagner. J’aime les compétitions. Peu importe le résultat, j’ai du plaisir. »

« Maman était une extra-terrestre. À 15 ans, elle faisait partie de l’équipe nationale, en plus d’être championne du monde junior et médaillée olympique. Elle était jeune et rapide, observe Jane. Et mes parents sont des entraîneurs hors pair. Ils peuvent être très exigeants, parce qu’ils connaissent notre potentiel et ont des attentes élevées, mais parfois, vous avez besoin de ça. » 

Chez les Green, le patinage et ses enseignements sont toujours à l’ordre du jour, comme le note Eden : 

« Ce qui compte pour nous, c’est que nos enfants apprennent grâce au sport à travailler fort et à connaître du succès. Le Jeux olympiques, la victoire, c’est secondaire. L’important, c’est qu’ils comprennent que l’effort est gage de succès dans toutes les sphères de la vie. »